Archipel : "la fiction"

Objectif Archipel : De l ’art de la citoyenneté

Avant tout, et en guise d’exergue, nous reprendrons l’exorde du Rapport sur la construction des situations : «Nous pensons d’abord qu’il faut changer le monde. Nous voulons le changement le plus libérateur de la société et de la vie où nous nous trouvons enfermés. Nous savons que ce changement est possible par des actions appropriées.» [Debord Guy, «Rapport sur la construction des situations et sur les conditions de l’organisation et de l’action de la tendance situationniste internationale», in Œuvres, Paris, Gallimard, coll. «Quarto », 2006, p. 309.]. Ce texte, qui date de 1957, garde, malheureusement, toute son actualité tant nous avons si bien appris à vivre dans la société de spectacle qui, elle, a su parfaitement se combiner avec l’Etat néo-libéral.

En effet, se contentant du spectacle qui nous est offert et qui nous distrait des véritables enjeux, nous avons assistés, passifs pour ne pas dire complices, à l’effacement de la Démocratie pour l’établissement d’une démocratie procédurale et au renoncement à la Justice au profit d’une justice formelle, au point qu’il nous semble que le respect des formes est essentiel par rapport à l’observation des principes. Il est tout de même merveilleux que nous puissions croire que, par le seul fait de changer un mot par un autre, il est possible de résoudre tous les problèmes : comment pouvons nous imaginer qu’en passant du «nègre» au «noir» puis du «noir» au «black» nous avons résolu le problème de l’intégration des «personnes de couleur» ?
Bien sûr le discours est plus suave, mais dans les faits est-ce que cela change réellement quelque chose ? Les pratiques sont-elles moins odieuses pour autant ? Le risque est que le recours systématique aux euphémismes, en gommant les aspérités langagières, anesthésie notre niveau de vigilance, que nous ne fassions pas attention à ce qui se passe.

Que se passe-t-il alors ? ce qui se passe c’est que nous ne retrouvons plus le clivage entre individu (de la société civile) et citoyen (membre de l’Etat), où le citoyen est un modèle abstrait à atteindre ; le modèle auquel il faut parvenir à présent est le statut de consommateur. Mais, alors que le modèle du citoyen permettait de canaliser l’égoïsme de l’individu, le modèle du consommateur encourage les comportements individualistes (je consomme pour moi, pour satisfaire mes envies, sans m’occuper du reste – selon la formule : «je consomme donc je suis»). Cela pose un problème évident dans le maintien d’un « vouloir vive ensemble », dans la constitution d’un nous.
Et ce n’est peut-être pas un hasard si de nos jours l’usage du terme « citoyen » est banalisé de manière outrancière : tout est citoyen de l’entreprise à la consommation ce qui nous donne bonne conscience et nous fait oublier qu’en définitive l’«entreprise citoyenne» ne fait que reprendre le paternalisme patronal du XIXe siècle et que la «consommation citoyenne» n’est qu’une récupération par le système consumériste de certaines tentatives critiques à son propre avantage. En d’autres termes, le recours au qualificatif «citoyen» masque le caractère foncièrement aliénant de notre société et, abaissant notre degré de vigilance à cet égard, amenuise toute velléité proprement critique.
Et l’aliénation que nous subissons et d’autant mieux perçue qu’elle est vendue comme une liberté spectaculaire : nous n’aurions jamais été aussi libre (pour preuve tout ce qui est dit sur le fait que nous aurions plus de droits que de devoirs) et pourtant jamais nous n’avons été aussi conformistes (aussi attachés au pouvoir de la consommation).

Afin de redonner au mot « citoyen » tout son sens, il nous faut revenir à son origine grecque : le citoyen est le membre des nous faisant politiquement partie de la Cité, ce qui lui confère le pouvoir de commander et l’obligation d'obéir, c'est-à-dire des droits et des devoirs. S'il a été beaucoup question des droits, et, surtout depuis la Révolution de 1789, des droits de l'Homme, il ne faudrait pas oublier pour autant les devoirs y afférents – que nous pouvons considérer être les devoirs du citoyen – qui sont des devoirs essentiellement politiques. Bien entendu, si pour Aristote, le premier des devoirs du citoyen était de participer aux banquets, pour nous c'est d'utiliser le droit de vote de quelque manière que ce soit : c'est par ce moyen que nous devenons des sujets responsables de ce qui se passe, des individus actifs de la société vivant l’histoire à laquelle nous participons. C’est de la sorte qu’il nous est possible de sortir de la léthargie qu’engendre la société de consommation en faisant de nous de véritables automates, c’est-à-dire des spectateurs décérébrés d’une actualité qui se consume dans l’instantanéité, dans la superficialité, perdant toute profondeur dans un a-historicisme reflétant la super-platitude de notre monde ainsi produit.

Mais les tenants du système tel qu’il est prennent bien garde à ne pas trop recourir au suffrage : se sentant supérieurs ils estiment que le peuple n’est pas apte à prendre sa destinée en main (il n’y a qu’à voir en France les débats qui ont lieu pour savoir si tel texte doit être soumis à référendum – quand il peut l’être – ou au vote du Parlement réuni en Congrès). De fait, l’exercice d’une véritable démocratie directe saperait les fondements de l’aliénation (et, partant, remettrait en cause l’Etat même en sapant son pouvoir hiérarchique, qui lui demeure attaché intrinsèquement, par la remise en cause de son autorité) en permettant l’expression de la citoyenneté au sens plein du terme : chacun devant être cet idéal abstrait pensant au bien commun et lui sacrifiant ses intérêts particuliers – car être citoyen est un engagement total de tous les instants en faveur de la liberté, de la liberté de tous, pour le parti de la vie ; nous ne ferons que rappeler la formule attribuée à Thucydide : « Il faut choisir : se reposer ou être libre. ». Mais ce n’est que par la pratique de la démocratie directe qu’il nous sera possible de réaliser l’idéal émancipatoire de l’ensemble de la société.

Bien entendu, cette approche est condamnée par les promoteur du système néo-libéral comme étant une utopie, voire pire une idéologie, bref un rêve dangereux – pour ne pas dire un véritable cauchemar – et, contre cette extravagance, ils opposent le pragmatisme d’une démocratie locale (la démocratie circonscrite à un bout du territoire afin de masquer la dictature globale de la pensée unique qui a évolué de « produit ou meurt » à « consomme ou devient a-social »). Pour preuve nous rappellerons l’existence des dispositions, spécifiques aux collectivités territoriales, de l’actuelle constitution ; nous ne retiendrons, ici, qu’en fait de démocratie directe, en aucun cas les citoyens français ou à la limite Européens, n’ont l’initiative de la votation qui est réservée aux élus locaux . De manière imagée nous pouvons entendre dans cette rhétorique bien huilée la petite musique du joueur de flûte de Hamelin, cette musique qui a permis de se débarrasser d’un fléau, cette même musique qui a entraîné les enfants à leur perte ; c’est ce charme qu’il nous faut briser.

En effet, il nous faut cesser de croire benoîtement les récits légitimants qui nous sont servis en permanence et adopter, en tout, une approche critique et en premier lieu critique vis-à-vis de soi (sans pour autant faire de la critique une religion), c’est-à-dire prendre conscience de ce que nous sommes, de notre responsabilité inconditionnelle à l’égard de l’autre ce qui nous conduit à préférer une politique de la morale à une éthique politicienne. En d’autres termes, il s’agit de recentrer le débat politique sur des concepts permettant de donner les bases à une vie commune possible plutôt que de perpétuer une discussion creuse sur les moyens devant permettre la cohabitation de la chèvre et du chou. Il faut avoir le courage de pouvoir trancher, en application des valeurs issues de la déconstruction, c’est-à-dire suffisamment simples, suffisamment solides, suffisamment épurées pour fournir une base solide à la réalisation de véritables choix – car, contrairement à une idée répandue, tout ne vaut pas tout ; et le premier acte citoyen est de prendre parti, en toute conscience : c’est-à-dire en sachant que cela m’engagera pour toujours (rien ne sera plus comme avant) mais également que mon attitude affecte les autres (autant que la leur a influé sur ma décision). Le souci de soi devient, re-devient, une pratique sociale [Foucault Michel, Histoire de la sexualité III. Le souci de soi, Paris, Gallimard, coll. « Tel », 2002, pp.71-72.].

Aussi, il n’est plus temps de jouer sur des slogans : d’être contre « l’imagination au pouvoir » – du fait de l’absence d’imagination d’un Etat cynique et d’une société civile désabusée – ou de douter du fameux « prenez vos désirs pour la réalité » même si ce dernier aurait notre préférence, le problème venant de ce que nous n’avons plus de désir. Aussi inimaginable que cela soit, la société occidentale a perdu tout désir, à détruit la notion même de désir dans sa quête absolu de rationalité positive : tout doit être calculable or, si justement une chose ne l’est pas, c’est bien le désir et ce faisant, le désir a été transformé en motivation [Stiegler Bernard, Constituer l’Europe 2. Le motif européen, Paris, Galilée, coll. « Débats », 2005, pp. 30-31.]. En conséquence, et à l’opposé de Francis Fukuyama qui voit dans le dernier homme le sage désabusé ne se battant plus pour aucune cause sous prétexte que cela est inutile [Fukuyama Francis, La fin de l'Histoire et le dernier homme, Paris, Flammarion, coll. « Champs », 2001, p. 347.], nous préfèrerons adopter l’attitude de Cyrano qui sait bien, lui, que l’« on ne se bat pas dans l’espoir du succès ! Non ! Non ! c’est bien plus beau lorsque c’est inutile ! » [Rostand Edmond, Cyrano de Bergerac, acte VI scène 5] – car c’est bien la recherche effrénée de l’utilité qui caractérise la société bourgeoise et l’Etat néo-libéral.

Mais cette inutilité que nous défendons, est pourtant essentielle puisqu’il s’agit de faire resurgir le désir, de re-sexualiser la morale : il s’agit de faire prévaloir l’existence sur l’utile, de refuser tout calcul sur l’être laissant supposer qu’il est déterminé par une force qui le dépasse, par un fatum qui s’impose à lui et qu’il est possible de prévoir par les techniques appropriées (tout n’est pas inscrit dans nos gènes). Cela passe par une lutte symbolique, une lutte sur le symbole, un combat en faveur de l’activité symbolique [Stiegler Bernard, Constituer l’Europe 1. Dans un monde sans vergogne, Paris, Galilée, coll. « Débat », 2005, pp. 44-45.]. En d’autre termes, il nous faut, en tant que citoyens, répondre coup pour coup et à la construction symbolique du monde marchand opposé la construction symbolique d’un monde humain, c’est-à-dire qu’il nous faut construire une autre réalité que celle que propose le modèle libéral, qu’il nous faut produire un nouveau sens au monde dans lequel nous vivons car rien n’est inéluctable : il nous faut devenir ce que nous sommes et non ce que le système veut que nous soyons – en un mot il nous faut résister En définitive, le premier acte citoyen, actuellement, ne peut être que le choix d’entrer en résistance.

Mais cette résistance, à la différence du système contre lequel elle se dresse, défend une cause, une cause humaine, humaniste : parvenir à la réalisation des conditions permettant à chacun de devenir libre et d’être, enfin, lui-même. Et pour se faire, il n’est nul besoin de recourir à la violence physique, il peut suffire de ridiculiser le système [Baudrillard Jean, Power Inferno, Paris, Galilée, coll. « L'espace critique », 2002, p. 79] en montrant son absurdité, c’est-à-dire, suivant la stratégie de Robespierre, de montrer les dernières conséquences logiques de ce système [Discours sur l’inviolabilité du Roi], conséquences qui ne sont jamais avancées puisque, à l’application froidement logique pourtant professée, est préférée une séduction jouant sur les réflexes conditionnés des automates fabriqués : donner du rêve en mettant en scène certains « bons clients » pour faire croire à l’ensemble des spectateurs que tout cela peut aussi leur arriver – eux aussi pourront un jour être beaux, riches et célèbres s’ils font le bon investissement puisque dans le système libéral « tous peuvent tout ».

Tous les systèmes, toutes les institutions, pourront bien être changés par quelque pouvoir que ce soit, tous demeureront autoritaires et aliénants : c’est leur nature. Pour que les choses changent il faut que les mentalités évoluent dans le sens de l’émancipation et pour ce faire c’est à chacun d’entre nous de donner l’exemple en se comportant en citoyen accompli : en demeurant en perpétuel éveil, en s’astreignant à une vigilance de tous les instants conscient de notre responsabilité de tout autre, et en attaquant ce mode aliénant de représentation par la subversion et le détournement afin de brosser la satyre la plus acerbe non seulement de tous les caciques du régime mais encore, et surtout, l’ensemble des faux dévots soi-disant tout entier acquis à la cause émancipatrice mais ne faisant que renforcer le système en le cautionnant par leur existence en son sein.

à suivre…


Jean-Raymond Selrach

Constitution 4 octobre 1958, art. 72-1 : « La loi fixe les conditions dans lesquelles les électeurs de chaque collectivité territoriale peuvent, par l'exercice du droit de pétition, demander l'inscription à l'ordre du jour de l'assemblée délibérante de cette collectivité d'une question relevant de sa compétence.
« Dans les conditions prévues par la loi organique, les projets de délibération ou d'acte relevant de la compétence d'une collectivité territoriale peuvent, à son initiative, être soumis, par la voie du référendum, à la décision des électeurs de cette collectivité.
« Lorsqu'il est envisagé de créer une collectivité territoriale dotée d'un statut particulier ou de modifier son organisation, il peut être décidé par la loi de consulter les électeurs inscrits dans les collectivités intéressées. La modification des limites des collectivités territoriales peut également donner lieu à la consultation des électeurs dans les conditions prévues par la loi. »
Code Général des Collectivités Territoriales Art. LO1112-1 : « L'assemblée délibérante d'une collectivité territoriale peut soumettre à référendum local tout projet de délibération tendant à régler une affaire de la compétence de cette collectivité. »
Art. LO1112-2 : « L'exécutif d'une collectivité territoriale peut seul proposer à l'assemblée délibérante de cette collectivité de soumettre à référendum local tout projet d'acte relevant des attributions qu'il exerce au nom de la collectivité, à l'exception des projets d'acte individuel. »
Art. L1112-15 : « Les électeurs d'une collectivité territoriale peuvent être consultés sur les décisions que les autorités de cette collectivité envisagent de prendre pour régler les affaires relevant de la compétence de celle-ci. La consultation peut être limitée aux électeurs d'une partie du ressort de la collectivité, pour les affaires intéressant spécialement cette partie de la collectivité. »
Art. L1112-16 : « Dans une commune, un cinquième des électeurs inscrits sur les listes électorales et, dans les autres collectivités territoriales, un dixième des électeurs, peuvent demander à ce que soit inscrite à l'ordre du jour de l'assemblée délibérante de la collectivité l'organisation d'une consultation sur toute affaire relevant de la décision de cette assemblée. »
« Dans l'année, un électeur ne peut signer qu'une seule demande tendant à l'organisation d'une consultation par une même collectivité territoriale.
« Le ou les organisateurs d'une demande de consultation dans une collectivité territoriale autre que la commune sont tenus de communiquer à l'organe exécutif de cette collectivité une copie des listes électorales des communes où sont inscrits les auteurs de la demande.
« La décision d'organiser la consultation appartient à l'assemblée délibérante de la collectivité territoriale. »
Art. L1112-17 : « L'assemblée délibérante de la collectivité territoriale arrête le principe et les modalités d'organisation de la consultation. Sa délibération indique expressément que cette consultation n'est qu'une demande d'avis. Elle fixe le jour du scrutin et convoque les électeurs. Elle est transmise deux mois au moins avant la date du scrutin au représentant de l'Etat. Si celui-ci l'estime illégale, il dispose d'un délai de dix jours à compter de sa réception pour la déférer au tribunal administratif. Il peut assortir son recours d'une demande de suspension.
« Le président du tribunal administratif ou le magistrat délégué par lui statue dans un délai d'un mois, en premier et dernier ressort, sur la demande de suspension. Il est fait droit à cette demande si l'un des moyens invoqués paraît, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux quant à la légalité du projet soumis à consultation.
« Lorsque la délibération organisant la consultation est de nature à compromettre l'exercice d'une liberté publique ou individuelle, le président du tribunal administratif ou le magistrat délégué par lui en prononce la suspension dans les quarante-huit heures. »
Et à ce propos, nous ne pouvons que renvoyer à l’excellent ouvrage de Jordi Vidal : Résistance au chaos. Pour une critique du nouvel ordre féodal, Paris, Allia, 2002.

26/ Le GU : canard qui rit, canard qui pleure !A la dernière soirée de projection de ZIVA pour l’Image , le GU est arrivé avec sa compagne, tout habillé de noir et d’or, riant et se déplaçant  au ralenti,  pour savourer des instants de triomphe, comme pour la première page d’un magazine « People ».

Lorsqu’un homme de pouvoir est en état d’exaltation le peuple a toujours du souci à se faire. Pour comprendre cette situation, nous avons besoin d’un petit retour en arrière ou « flash back » lire la suite...

Il revient !Il commença par percevoir un bruit difficilement identifiable qui, après un temps indéterminé, devint un ensemble de sons plus distincts faisant une étrange mélopée : un mélange de bips-bips mêlés de pfuffs réguliers. Il lui fallut plus de temps pour entendre des voix lointaines sans qu’il puisse parvenir à comprendre ce qu’elles disaient ; mais à ce moment ce n’était pas là son principal souci : il ne voyait rein, se sentait cotonneux et ne parvenait pas à bouger le moindre de ses membres. Il se sentit flotter, ainsi, un temps qu’il lui était impossible de déterminer. lire la suite ...

25/ L'université populaire contre univérité pop Une lame commence à remonter des profondeurs. Comme les gens  disparaissant de manière violente il semblait que l’esprit citoyen (pas civique, c’est différent) soit venu hanter un lieu assassiné par le GU : l’île des beaux arts. Le prétexte lui en a été fourni par l’université populaire.
Des professeurs d’université, des théoriciens se sont proposés de dispenser leur savoir à une autre catégorie d’individu que l’étudiant standard, les citoyens. Parce que comme le disait si bien Antoine de St Exupéry )lire la suite...

24/Echec au GU !Dans les épisodes précédents, nous avons vu comment le GU aux abords de l’anniversaire des émeutes, s’en été venu à la séance plénière du conseil de développement de l’archipel afin que l’on plaide pour lui l’élection du GU de l’agglo au suffrage universel. Ainsi disait-il : « Je pourrai défendre les îles de manières plus efficace que je ne l’ai faite … » Ce message avait alors été repris par John Michael Ornière, le président du conseil de développement qu’il avait lui-même nommé pour guidé cette assemblée citoyenne îlienne ; et ce sous la forme de : « Sur ce sujet, nous sommes tous d’accord… » lire la suite...

 

 

 

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